Septembre 2020 - Buenos Aires | BIENAL DE LA IMAGEN EN MOVIMIENTO 2020 - Mirarnos a los ojos (volver a)

Linea de fuego, 2020 - 4'20 - Dyptique video, processus scanographique mobile et situé - sur invitation de Gabriela Golder et d'Andres Denegri, directeurs et commissaires.




- Lien vers le site web de la BIM 2020


- Lien vers le compte viméo de la BIM2020


La Biennale de l'image en mouvement (BIM) est un événement artistique qui depuis 2012 célèbre, dans la ville de Buenos Aires, la vidéo et le cinéma expérimental. Il s'agit d'un projet porté par CONTINENTE et produit par l'Université nationale Tres de Febrero. C'est un événement libre, un espace d'expression audiovisuelle aux multiples facettes, un prisme qui réfracte et décompose les multiples langages de l'image en mouvement. C'est un lieu d'exposition et de projection d'œuvres vidéo et de cinéma expérimental qui caractérisent notre contemporanéité à l'échelle mondiale. C'est également un espace de rencontre et de formation pour ceux d'entre nous qui aiment les arts audiovisuels.


matthieu bertea BIM 2020






matthieu bertea BIM 2020










__________















Septembre 2020 - Marseille | Ouverture de saison du Pôle 164 - sur invitation de Claire Camous, artiste plasticienne et danseuse contemporaine.









matthieu bertea claire camous danse scanner pole 164 marseille 2019









matthieu bertea claire camous danse scanner pole 164 marseille 2019





matthieu bertea claire camous danse scanner pole 164 marseille 2019





matthieu bertea claire camous danse scanner pole 164 marseille 2019





matthieu bertea claire camous danse scanner pole 164 marseille 2019



Septembre 2020 - Marseille | Ouverture de saison du Pôle 164 - sur invitation de Claire Camous, artiste plasticienne et danseuse contemporaine.










__________


























matthieu bertea claire camous danse scanner pole 164 marseille 2019














matthieu bertea claire camous danse scanner pole 164 marseille 2019







matthieu bertea claire camous danse scanner pole 164 marseille 2019



Septembre 2020 - Marseille | Ouverture de saison du Pôle 164 - sur invitation de Claire Camous, artiste plasticienne et danseuse contemporaine.










__________










matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019



Août 2019 - Marseille | Solo show FA1000IA

Vaguer - Cerca, 2019
- Gestes réalisés à Córdoba (Argentine) sur l’oeuvre de l’artiste argentin Julio le Parc - Cellule avec projection en vibration, 1968 - lors d’un projet de résidence itinérante de trois mois entre Ushuaïa, Mendoza, Córdoba, Rosario et Buenos Aires intitulé VAGAR, sur invitation de l’Alliance Française et de l’Institut Français d’Argentine ainsi que de la Biennale de l’Image en Mouvement 2018 de Buenos Aires.
Triptyque scanographique imprimé et encadré à Marseille pour l’exposition personnelle - FA1000IA - sur invitation d’Isabelle et Roland Carta au 33 rue Saint Jacques, à l’occasion du Printemps de l’Art Contemporain 2019


















matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019



matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019



matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019











matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019















matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019



matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019



matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019



matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019



matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019








matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019








matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019








matthieu bertea FA1000IA julio le parc scanner 2019








Août 2019 - Marseille | FA1000IA
Vagar, cerca y lejo, 2019 - Gestes réalisés sur l’oeuvre de l’artiste argentin Julio le Parc lors d’une résidence itinérante à Cordoba avec l'Alliance et l'Institut français d'Argentine - Impressions sur dibond sous caisses américaines noires - 133x21,7cm - Exposition au 33 (33 rue Saint Jacques) - PAC 2019, Marseille










__________













matthieu bertea scanner 2019



















matthieu bertea scanner 2019




























matthieu bertea scanner 2019




















matthieu bertea scanner 2019



























matthieu bertea scanner 2019


















matthieu bertea scanner 2019

















matthieu bertea scanner 2019














matthieu bertea scanner 2019

























matthieu bertea scanner 2019











matthieu bertea scanner 2019








matthieu bertea scanner 2019














Octobre 2019 - Arles | Des espaces autres
Des espaces autres, 2019 - Gestes réalisés sur l’oeuvre de l’artiste argentin Julio le Parc lors d’une résidence itinérante à Cordoba avec l'Alliance et l'Institut français d'Argentine - Impressions sur dos bleu et impression fine art sous cadre et verre musée - Galerie Artsphalte, Arles



« L’espace de notre vie n’est ni continu, ni infini, ni homogène, ni isotrope. Mais sait-on précisément où il se brise, où il se courbe, où il se déconnecte et où il se rassemble ?  » Georges Perec, Espèces d’espaces, 1974. La relation que nous entretenons avec l’espace, pensé sous toutes ses formes, anime l’exposition « Des espaces autres » proposée par Matthieu Bertéa à la galerie Artsphalte. Grâce à des compositions patiemment élaborées, l’artiste brouille les notions de limites, lesquelles ne sont arpentées que pour mieux partager une expérience sensorielle et sensuelle.

“Des espaces autres” présente des lignes fluides ou des étirements de matières réalisés à l’aide d’un scanneur portable que Matthieu Bertéa transporte ici et là au fond de son sac à dos. Si Marseille est la ville qui l’a vue naître, l’artiste parcourt le monde à l’affût de textures à numériser. Malgré les regards parfois intrigués des passants, la méthode isolée de l’artiste est immanquablement romantique. Sa malice demeure d’abord dans le détournement d’un objet de bureautique, au départ rudimentaire, pour l’utiliser à des fins de créations. Il illustre astucieusement un renouement avec le geste artistique, voire artisanal, au temps de l’ère digitale. Et d’ailleurs, l’artiste touche. Le scanneur engage son corps en l’obligeant à se déplacer, à se courber ou à s’étirer et le pousse à caresser d’un geste son sujet, jusqu’à en épouser parfois le volume. Voici donc toute une gestuelle qui implique le contact, avant que l’artiste s’en aille en emportant avec lui, l’image aplanie de l’objet convoité. Enfin, puisque le scanneur lui permet de prélever des échantillons de toute sorte de choses — qu’il s’agisse d’une roche, d’un arbre, d’un mur ou autres — Matthieu Bertéa a aussi quelque chose de l’ordre de l’explorateur, comme ce scientifique qui ne s’intéresse au monde que par le biais des formes ou des matières. Il serait donc aventureux de décrire les visuels de l’exposition, car on ne saurait dire si l’on se trouve dans le macro-environnement ou aux tréfonds d’une chose organique ou non. À l’égard des images scientifiques issues des satellites en orbite ou des microscopes, le signal saute parfois de part et d’autre de l’image. Les matières se déploient en alternant des effets de transparence ou d’opacité, de substances granuleuses ou liquides, aériennes ou laviques, douces ou tranchantes. Quant aux formes, elles semblent capables de se mouvoir de manière autonome tout en libérant une énergie contenue et implosive. Elles prennent le contrôle et décident du format de l’image afin de mieux satisfaire leurs besoins d’étendues. Des entrelacs s’échappent, contaminent et circulent librement sur un fond sombre ou aveuglant qu’ils dominent. Par instant, ceux-ci se dessinent de façon aléatoire telles des particules électriques sans éléments conducteurs ou comme un liquide susceptible de coaguler. Mais les œuvres exhibent aussi des couleurs vibrantes qui alternent le flou et le net, parfois feutrées et parfois émaillées. Leurs effets sont propices à stimuler les nerfs et réveillent les quelques bribes de sens enfouis par la mémoire d’un ailleurs, à l’égard d’un crissement de sable ou d’un craquement de bois, du ressenti métallique du minéral ou de l’humidité fraiche de la terre. Avec des “Espaces autres”, Matthieu Bertéa réussit à élaborer un espace vide de signes pour ne donner forme qu’à des sensations et leur rendre leur volume : le scanneur n’offre pas l’image d’un souvenir, mais le souvenir de l’esthésie. Matthieu Bertéa crée des hétérotopies, ou autrement dit, « un espace d’illusion qui dénonce comme plus illusoire encore tout l’espace réel » [1]. La carte par exemple, seule pièce reconnaissable de l’exposition, n’est qu’un plan rétréci du monde, qu’un condensé de l’ailleurs et donc, de là où je ne suis pas. Aussi, et comme le remarquait Georges Perec, il demeure difficile d’imaginer un lieu sans objets pour le délimiter. Notre regard ne peut que balayer de gauche à droite, d’avant en arrière, sur des objets définis pour pouvoir construire un espace et retranscrire une illusion de relief. Pourtant, ce qu’il y a de déroutant avec les travaux de Matthieu Bertéa, c’est qu’il détourne ces pièges. Les limites ne sont que des alliées ou des compagnes de jeu. L’espace devient alors un doute. Il ne peut être ni accumulé ni conquis, mais le monde est « retrouvaille d’un sens, perception d’une écriture terrestre, d’une géographie dont nous avons oublié que nous sommes les auteurs. » [2] Par un regard plus simple et poétique, Matthieu Bertéa modèle les environs et offre un point de vue différent sur le monde. Son flegme naïf est déconcertant tant il nous renvoie à notre perception si biaisée, si petite, de l’espace. “Des espaces autres” permet non pas de voir notre environnement comme un non-sens, sans haut ni bas, mais permet de prendre conscience de sa porosité, de sa malléabilité ou de ses tensions et par voie de conséquences, de ses possibilités et sensibilités haptiques. Aussi bien sûr, le scanneur portable joue un rôle dans ces effets, mais reste à savoir dans quelle mesure, d’un point de vue autant factuel que philosophique.
[1] Georges Perec, Espèces d’espaces, Galilée, 2017 [2] Michel Foucault, Des espaces autres. Hétérotopies.[Conférence], 1967.

Rosanna Tardif, galeriste et historienne de la photographie contemporaine - exposition personnelle "Des espaces autres" à la galerie Artsphalte, Arles